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Prières et dévotions
OFFRIR UN VERRE D’EAU
A SON ANGE GARDIEN
Si la confession efface la faute, elle ne peut par contre pas effacer la dette à payer à la justice de Dieu, que l’on expie sur la terre par des souffrances et/ou au Purgatoire après la mort. D’après d’innombrables révélations privées que plusieurs Saints ont reçues (dont Padre Pio, par exemple), même les moindres peines du Purgatoire seraient très dures et les âmes ne peuvent se soulager elles-mêmes. Par contre, nous pouvons les soulager et les aider à payer leur dette envers la justice de Dieu par la célébration de messes, par les indulgences gagnées à leur place, par la prière, la charité et les sacrifices.
Il est donc important de penser à notre Purgatoire dès notre vivant, en gagnant des indulgences pour nous-mêmes, ou en faisant de petits sacrifices d’expiation pour abréger notre Purgatoire, car il nous sera impossible de prier pour nous-mêmes en ce lieu.
A ce propos, le père jésuite Schouppe, dans son livre sur le Purgatoire paru en 1932, raconte que dans un couvent de religieuses dominicaines à Vercelli, en Italie, l’abbesse Emilia avait interdit aux religieuses de boire en dehors des repas, sans son autorisation. Elle encourageait les religieuses à endurer volontiers ce petit sacrifice en l’honneur de la soif brûlante que Jésus avait éprouvée sur la croix pour le salut de leur âme. De plus, elle leur conseillait d’offrir quelques gouttes de cette eau à leur ange gardien, afin qu’il les garde après leur mort pour les soulager des flammes du Purgatoire.
Un jour, une religieuse du couvent, sœur Cecilia Avogadro, vint lui demander la permission de boire un verre d’eau, car elle brûlait de soif. «Ma fille», l’encouragea l’abbesse, «endurez ce petit sacrifice pour amour de Dieu et en vue du Purgatoire !». « Ma Mère, ce n’est pas tout à fait petit ce sacrifice, car je meurs de soif !», répliqua la religieuse, mais elle obéit au conseil de la supérieure avec grande peine.
Son obéissance et sa pénitence furent précieuses aux yeux de Dieu et sœur Cecilia en fut bien récompensée. Quelques temps après, elle mourut et trois jours après sa mort, elle apparut à la supérieure toute rayonnante. «Ma Mère, je vous remercie !» lui dit-elle. «J’étais condamnée à un long purgatoire pour avoir été trop attachée à ma famille, mais voilà qu’après trois jours j’ai vu mon ange gardien venir me chercher avec un verre d’eau, celui auquel vous m’avez conseillé de renoncer pour amour de Jésus. Par cette eau, il a éteint les flammes qui me dévoraient et j’ai été délivrée. Aussitôt, je pars vers le Ciel d'où je vous montrerai ma reconnaissance !».