Patrizia Cattaneo


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Temoignages 2ème partie

Fratel Cosimo


GUERISON D'UNE FIEVRE





Madonna dello Scoglio





Article de Marlène Reichmuth. Publication Chrétiens Magazine No 196, 15 janvier 2007


Il est difficile de parler des choses de Dieu sans les enfermer dans des concepts qui ne sont que la projection de nos idées sur Dieu. Or Thomas d’Aquin nous a avertis que «la foi n’a point pour terme les concepts, mais la réalité». Plus proche de nous, le théologien et mystique suisse Maurice Zundel faisait remarquer au journaliste avec lequel il s’entretenait qu’«on parle efficacement de Dieu pour autant qu’on le vit, en devenant parole plutôt qu’en proférant des mots» L’homme existe-t-il? p. 76. Dom Le Saux, Sagesse hindoue, Mystique chrétienne, p.41, écrivait lui aussi «Tant que l’homme veut étreindre Dieu dans ses concepts il n’étreint jamais qu’une idole». D’où la valeur essentielle du témoignage comme illustration de la Parole Eternelle.

Les apôtres Matthieu, Marc et Luc rapportent la guérison de la belle-mère de Pierre «qui était couchée avec de la fièvre». Lorsque Jésus entra dans la maison de Pierre, il la vit étendue, «lui toucha la main, et la fièvre la quitta; elle se leva et se mit à les servir», Matthieu 8.14. Jésus ne guérissait pas tous ceux qui étaient malades, mais ceux vers lesquels «Il tournait son regard», pour reprendre les paroles d’une bénédiction de Fratel Cosimo. Cette rencontre est possible aujourd’hui, parce que tout l’Evangile témoigne d’une présence qui est la même hier, aujourd'hui et éternellement, celle du Christ. «Dieu s’atteste dans la transparence de l’homme», affirmait Zundel (p.261). La transparence de Fratel Cosimo, qui s’est comme vidé de lui-même pour se donner au Christ, est ce qui permet à ceux qui vont le trouver d’approcher le Christ, ne serait-ce qu’un bref instant. Il s’agit alors véritablement d’une rencontre qui change tout. L’âme est touchée par la Grâce.

Témoignage
Nous étions mon mari Alfred et moi, en ce 2 octobre 2004, sur la place de la Madone du Scoglio avec des milliers d’autres pour la messe du premier samedi du mois. En fait nous avions prévu de rester une semaine dans un hôtel proche, au bord de la mer, ainsi nous viendrions tous les jours prier au Scoglio. Mais ce 2 octobre je me suis sentie prise d’une forte fièvre accompagnée de maux de tête lancinants et de douleurs musculaires aiguës. Le mal allait en s’aggravant à mesure que le soleil devenait plus intense. Il n’était plus question de prier, mais de tenir jusqu’au soir sur cette place noire de monde. Le lendemain dimanche, j’étais au lit, tous stores baissés, grelottant et transpirant tout à la fois. Le soleil radieux, la plage de sable fin sous les fenêtres, la mer bleu azur jusqu’à l’horizon me renvoyaient par contraste à mon misérable état et mon accablement augmentait d’autant. Je buvais l’inévitable camomille en me désolant d’être clouée au lit, impuissante à me lever quelle que soit ma bonne volonté, alors que la Madone du Scoglio était à quelques kilomètres à peine. Les remèdes fébrifuges, apportés par des amis compatissants, n’arrangeaient rien. Le soir, mon mari Alfred s’est rendu au Scoglio. A son retour, il m’a rapporté avoir parlé à Fratel Cosimo de ma fièvre et de ma grande désolation. Fratel Cosimo lui a assuré qu’il allait prier pour moi, «quand tout le monde sera parti». Et il a précisé «Demain elle se sentira différente.» Sur ce je me suis endormie paisiblement. Le lundi matin fut un réveil que je n’oublierai pas de sitôt. Je me suis levée, l’esprit alerte et plein d’entrain, le corps frais et dispos. Fini le régime camomille, j’avais faim et il me semblait qu’un bon bain de mer serait idéal pour commencer la journée avant le petit déjeuner. Toute fièvre m’avait quittée sans qu’il soit besoin d’aucune convalescence. Je passais sans transition de l’état de celui qui subit une maladie qui le met hors course à celui «qui se lève et marche». Ce que ne dit pas le témoignage des apôtres pour la belle-mère de Pierre, c’est cet état extraordinaire, une sorte de légèreté de l’être, la sensation de «marcher sur l’eau». Lorsque je suis descendue en peignoir pour aller me baigner dans la mer, la famille de l’hôtelier n’en revenait pas, vu mon état de la veille. Plus tard dans l’après-midi, j’ai rencontré Fratel Cosimo qui m’a dit «Sans cette bénédiction, vous seriez au lit.» «Je le sais», lui ai-je répondu. «La dernière foi que j’ai contracté une pareille fièvre, un mois d’octobre en Italie, j’en ai eu pour plus d’une semaine». Mais cela ne s’est pas arrêté là, il y a eu une suite. A ma grande surprise, Fratel Cosimo a ajouté que cette bénédiction n’était que la première partie. «Ce soir, je vous donnerai la deuxième partie.»

Le soir venu, Fratel Cosimo a posé la main sur mon front en appuyant fortement. Je n’ai pas compris les paroles de sa bénédiction, qu’il murmurait à voix basse, si ce n’est les mots: «Libère-la de tout le mal.» Ce soir-là, je me suis mise au lit sans état d’âme particulier, comptant dormir comme la veille, paisiblement. Mais ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. Je pourrais le décrire ainsi: Tout ce que j’avais pensé de toute ma vie revenait à la surface de mon esprit et s’entrechoquait dans une grande confusion qui me semblait un courant tumultueux. Ne pouvant me raccrocher à rien de précis ni contenir ce flot de pensées, je me répétais mentalement, inlassablement «Jésus, Jésus». Et entre chacun de ces appels à Jésus le tumulte reprenait de plus bel. Je sentais aussi une violente nausée et comme des courants électriques le long de la colonne vertébrale. Le lendemain matin, je me suis levée très lasse et surtout perplexe. Cela n’avait rien à voir avec la fièvre des jours précédents. Je suis allée auprès de Fratel Cosimo prendre son conseil. «Alors», s’enquit-il. J’ai résumé en une phrase «C’était comme une lutte toute la nuit.» «Non, pas une lutte, une bataille» a-t-il rectifié avec l’autorité de celui qui sait. «Et quelle leçon faut-il en tirer?» ai-je demandé. «C’est la tentation» m’a-t-il précisé sans autres explications. Je me suis alors souvenue des enseignements des Pères du désert (entre le troisième et le septième siècle), admirablement adaptés à notre époque par le théologien bénédictin allemand Anselm Grün dans ses livres et séminaires. Ces derniers parlent d’un combat de l’ego qui fait écran à la Grâce de Dieu. Je venais d’en recevoir une parfaite illustration. «Il y a en vous une résistance», m’a dit Fratel Cosimo plus tard. Il me faut admettre qu’elle provient de mon moi, par essence égocentrique, alors que la Grâce est par essence Don d’Amour. Le combat spirituel naît de cette incompatibilité. Le moi s’interpose sans relâche, constate Zundel
(p. 127) et c’est ce qui pourrait expliquer le caractère fragmentaire et comme erratique des miracles. Cela tiendrait aux obstacles qu’oppose l’homme à Dieu (p. 171). J’ai interrogé Fratel Cosimo «Que faut-il faire contre cette résistance» Il m’a répondu «Prier!».


Sources citées
Maurice Zundel, L’homme existe-t-ilSarment, Editions du jubilé, 2004






LE BAIN DE LUMIERE

Madonna dello Scoglio à Placanica (Calabre) et Fratel Cosimo
Article de Marlène Reichmuth. Publication Chrétiens Magazine No
175 15 Décembre 2005


Quand la Sainte Vierge est apparue à Fratel Cosimo sur le rocher dit «Scoglio» le 13 mai 1968, elle lui a révélé : «En ce lieu, Dieu veut ouvrir une fenêtre sur le Ciel», (Article de René Laurentin dans Chrétiens Magazine du 15 décembre 2002). Depuis, de nombreuses guérisons et conversions sont survenues.

En voici un témoignage :
Francesco del Genio, vendeur de profession, était passionné de football, jouait au Lotto et voyageait beaucoup pour connaître le monde. A posteriori, il considère avoir mené sa vie sans avoir eu aucune conscience de Dieu, avec cette légèreté propre à la jeunesse. A 30 ans, il est tombé amoureux d’une jeune fille belle et intelligente, mais totalement indifférente à ses avances. Francesco a tout fait pour la conquérir, sans succès. Il en était extrêmement malheureux, il souffrait et se sentait vide. Alors il s’est souvenu de la Sainte Vierge du Rocher, (La Madone du Scoglio comme on dit ici), et s’est rendu au pied du rocher. Il était seul et a imploré la Vierge Marie de lui donner l’amour de la jeune fille. Il est revenu pour la Messe du premier samedi du mois. Pendant la prière du rosaire, il regardait la statue de la Vierge en marbre blanc comme les autres pèlerins autour de lui. Mais pour Francesco, ce moment sera décisif.

Le bain de lumière
La jeune fille dont il était amoureux jusqu’à l’obsession, le motif de sa prière fervente à la Sainte Vierge et l’unique raison de sa présence au Scoglio, s’est évanouie de ses pensées. Il s’est vu plongé alors dans un bain de lumière, une lumière qui entrait en lui. Dans cette lumière, il a ressenti la présence de la Sainte Vierge comme une rencontre directe et personnelle, comme si Elle le tenait sur les bras, mais cela ne peut se décrire, il était hors du monde. Cette lumière était d’une douceur ineffable, elle éloignait les ténèbres qui l’avaient envahi et tout devenait clair en lui. Elle agissait comme une révélation intérieure qui lui faisait voir toute sa vie passée défiler sous ses yeux. Et plus elle défilait, plus il se sentait indigne d’être dans ce lieu saint.

La purification
De retour chez lui, Francesco s’est mis à nettoyer sa maison et à faire de l’ordre dans ses affaires. Il jetait tout ce qui pouvait déplaire à la Sainte Vierge. Il s’agissait aussi d’un processus intérieur : Il se dépouillait des choses vieilles et se revêtait des choses nouvelles. La jeune fille était oubliée, sortie de sa vie, définitivement. La présence de la Vierge Marie remplissait son cœur. Il est allé se confesser, ce qui lui a apporté une grande paix intérieure. Il s’est senti renaître et a commencé à prier le rosaire chaque jour à la maison, seul, car il s’en gênait. En priant, il retrouvait la présence de la Sainte Vierge et cela lui procurait une grande joie. Il est retourné tous les samedi auprès de la Madonna dello Scoglio. La Sainte Vierge lui a fait la grâce de pouvoir entrevoir la dimension du salut en Jésus Christ. Sa vie a pris une nouvelle perspective, la Vierge l’a éloigné du monde et approché de l’Eglise, elle l’exhorte à suivre les enseignements du Christ. Ainsi, il vit l’esprit lié au Ciel à travers la Sainte Vierge et évite tout ce qui pourrait lui déplaire.

«Ici, on ne plaisante plus !» ou la verticalité de l’Evangile.
Un jour Francesco s’est annoncé pour un entretien personnel avec Fratel Cosmo. En s’avançant vers lui, il a soudain réalisé la rigueur et l’exigence du chemin spirituel. C’était une pensée fulgurante qui a frappé son esprit et qui s’est traduite par ces mots gravés dans sa mémoire: « Ici, on ne plaisante plus ! ».
Fratel Cosimo avait confirmé sa pensée par les paroles de Mathieu (Mt 6.24): « Nul ne peut servir deux maîtres ». Il avait recommandé à Francesco de continuer sur cette voie, il a insisté à notre intention en citant la Bible: « Certes, la multitude est appelée, mais peu sont élus (Mt 22.14) », car « étroite est la porte et resserrée le chemin qui mène à la vie éternelle (Mt 7.14)».
Dans Vie Authentique de Jésus Christ, p. 220/221, ( Fayard 1996 ), René Laurentin cite d’autres passages de la Bible où Jésus confirme les deux faces complémentaires de l’Evangile: L’Evangile est ouvert à tous les hommes de bonne volonté, car Dieu veut que tous soient sauvés, c’est l’axe horizontal. Mais l’Evangile a aussi un axe vertical, «la verticalité abrupte des exigences de l’Amour du Christ, dont beaucoup se détournent effrayés ».

EN CHEMIN AVEC MARIE

Madonna dello Scoglio à Placanica (Calabre) et Fratel Cosimo
Article de Marlène Reichmuth. Publication Chrétiens Magazine No 163/15 octobre 2003



Pour Dieu, le coeur de celui qui prie compte plus que les mots qu’il récite

(François de Sales)


La guérison est un signe pour rendre gloire à Dieu, le véritable miracle est la conversion du cœur, affirme Fratel Cosimo. Est-ce donc un hasard que je rencontre en peu de temps deux personnes guéries d’une maladie du coeur suite à la prière d’intercession de Fratel Cosimo. Voici l’histoire de l’un deux, celle d’Urban Camenzind:

Le 11 décembre 2000, Urban Camenzind, qui est diacre, servait la messe à Zermatt, au pied du Cervin, lorsque les troubles ont commencé. Il se sent soudain très mal, a des vertiges et sa vue se brouille, au point qu’il est obligé de donner précipitamment le calice à son voisin pour se retenir de tomber en avant. D’abord, il a pensé à une grippe, un banal refroidissement courant à cette époque de l’année, mais le phénomène subsiste et s’amplifie au cours des semaines suivantes, accompagné de douleurs dans le thorax. Il se rend chez le médecin pour un check-up. «Quelque chose ne joue pas avec votre coeur», lui dit la doctoresse pendant qu’il pédale avec application sur le vélo médical. Elle le fait admettre dans une clinique pour un examen plus approfondi par un spécialiste. Le diagnostic tombe: Au vu de l’échographie en trois dimensions, il s’agit vraisemblablement d’un rétrécissement des vaisseaux coronaires, ce qui entraîne une insuffisance de l’irrigation sanguine du muscle du coeur. Le médecin estime une intervention chirurgicale inéluctable (pose d’un cathéter), mais il ne saura qu’au cours de l’opération quelle mesure sera indiquée, la dilatation des vaisseaux au moyen d’un ballon, la pose de stents ( petits treillis métalliques qui maintiennent l’artère ouverte) ou même un pontage (by-pass) qui nécessiterait un transfert dans un autre hôpital. Le médecin demande une décharge de responsabilité en sa faveur. L’opération est prévue pour le 18 avril 2001. C’est alors que Camenzind reçoit un téléphone d’un jeune juriste qui lui parle de Fratel Cosimo. Camenzind se souvient bien de ce premier contact, la conversation téléphonique s’était brusquement interrompue parce que tous les plombs de sa maison avaient sauté. Son interlocuteur lui envoie son propre témoignage de guérison, mais c’est l’insistance de son correspondant, qui lui propose de lui obtenir un entretien personnel avec Fratel Cosimo, qui décide finalement Camenzind. Un rendez-vous lui est fixé pour le 18 avril 2001, le jour prévu pour l’opération! Il renvoie l’intervention chirurgicale de 3 semaines sans donner de motifs et prend le train pour Placanica. Le lendemain dans l’après-midi, il arrive au Scoglio. Il ne se rappelle pas avoir prié spécialement pour sa guérison, mais il croit que la guérison suite à la prière est possible. Quand il apprend que l’entretien avec Fratel Cosimo ne dure que deux minutes, il est déçu. Mais on lui dit que cela sera suffisant, qu’il peut avoir confiance: Fratel Cosimo n’a pas besoin de plus de temps pour connaître un problème. Voilà son tour de parler à Fratel Cosimo.

Alors prions…
Camenzind ne sait pas l’italien mais le latin pour avoir suivi 9 ans de cours à l’école. Il voulait dire «Aujourd’hui, j’aurais dû aller à l’hôpital pour une opération», mais avec son italien approximatif, cela donne «
Aujourd’hui nous sommes à l’hôpital». Pourtant Fratel Cosimo comprend ce qu’il aurait voulu exprimer et acquiesce: «Nous sommes déjà à l’hôpital», (il confirmera plus tard: le Scoglio est bien un hôpital du corps et de l’esprit). Puis Fratel Cosimo lui demande pour quel problème il doit prier. Camenzind lui montre une image en couleur du coeur qui met en évidence des vaisseaux coronaires rétrécis et répond: « Per un cuore santo e se possibile sano, une prière pour un coeur saint et si possible sain». Fratel Cosimo a simplement ajouté «Allora preghiamo, Alors prions» et est resté absorbé dans la prière. Puis, après une minute, il est revenu comme d’un autre monde. «C’est resté pour moi un souvenir mémorable, le regard et le sourire lumineux de Fratel Cosimo. Un saint m’a regardé et m’a souri», racontera Camenzind plus tard. Fratel Cosimo lui a fait le signe de croix sur le front, l’a béni et lui a dit «La Madone prendra soin de ton cœur et arrangera tout». Camenzind veut en savoir plus, il insiste «Elle arrangera tout, aussi mon problème physique?» et il montre encore une fois l’image en couleur des vaisseaux coronaires. Fratel Cosimo effleure l’image de sa main et précise:«Oui. La Madone s’occupe aussi de ton problème physique».

Camenzind est sorti, son image à la main, très impressionné : «J’ai senti l’engagement total de Fratel Cosimo pour Dieu et comme un appel de faire de même». Il voit un ami venu le rejoindre au Scoglio et lui parle de ce qu’il vient de vivre. Et puis, tout d’un coup, des doutes l’assaillent à cause du début de l’entretien. Quand il avait dit «nous sommes à l’hôpital», Fratel Cosimo avait approuvé. Cela signifierait-il qu’il doive quand même aller à l’hôpital? Il tourne et retourne dans sa tête cette histoire d’hôpital. Finalement il s’adresse à Rosa Bolognino qu’il voit penchée à la fenêtre du local des offrandes et lui raconte l’entretien. La réponse de Rosa fuse, précise et claire «Tu peux avoir confiance, je connais Fratel Cosimo depuis tant d’années, et il ne s’est jamais trompé. S’il a dit que la Madone s’occupe aussi de ton problème physique, tu peux le croire.»
Aussitôt, Urban Camenzind cesse de prendre ses médicaments. Il s’en remet totalement à la protection de la Madone du Scoglio et à la prière de Fratel Cosimo. «J’ai cru», résume-t-il simplement.

Marie était restée longtemps au chômage
Urban Camenzind a fait des études de théologie, il connaissait donc bien les enseignements de l’Eglise sur La Vierge Marie. Longtemps pourtant Marie était restée un concept théologique abstrait. Il la considérait comme la mère de l’Eglise, mais en ce qui le concernait personnellement, selon sa propre expression: « Elle devait être au chômage».

Alors, lorsque Fratel Cosimo lui dit le 18 avril 2001, le jour même où il aurait dû être opéré «La Madone arrangera tout», Camenzind est profondément touché. Il comprend quel formidable cadeau Jésus nous a donné lorsqu’il a dit à Jean du haut de la Croix «Voici ta Mère». Il réalise que Marie est une mère qui se soucie de chacun de nous individuellement. Marie devient présente dans sa vie, une présence concrète, réelle, vécue chaque jour et ressentie, «comme si le coeur se réchauffait à la pensée de Marie», et il reprend les paroles d’un poème de Fratel Cosimo «Je veux que Ton nom très doux, O Marie, reste toujours sur mes lèvres». Cette relation personnelle, de totale confiance, va en s’intensifiant. Marie nous conduit à son Fils. Car c’est finalement cela qui importe, sa demande pour «un coeur saint». Depuis sa rencontre avec Fratel Cosimo, il éprouve un désir ardent, irrépressible de suivre Marie sur le chemin qui mène à la sainteté. Camenzind se sent aussi profondément lié à Fratel Cosimo, au Scoglio. Il n’oublie jamais d’ajouter en priant le rosaire: Madone du Scoglio, prie pour Fratel Cosimo, prie pour nous et pour le monde entier. Camenzind est tellement passionné par cette perspective du Ciel, ce cheminement à la suite de Marie, porté par la prière de Fratel Cosimo, qu’il en oublie de parler de son état de santé actuel.

Pourtant, Marie s’est aussi occupée de son coeur physique. Depuis le 18 avril 2001, Urban Camenzind n’a plus de vertiges ni de maux dans la région du coeur, tous les malaises ont disparu. Quelques mois après l’entretien, il s’est rendu chez le spécialiste qui aurait dû faire l’intervention chirurgicale. L’électrocardiogramme (de charge) confirme une amélioration nette des valeurs du coeur. Le spécialiste estime que les indications pour une opération ne sont plus réunies.

Laissons Fratel Cosimo conclure par ces paroles qu’il nous a récitées en français «Vierge Immaculée du Rocher ( Scoglio), priez pour nous».

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