Patrizia Cattaneo


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Enfant Jésus de Gallinaro

Eglise

LA POSITION DE L’EGLISE SUR
«L’ENFANT JESUS DE GALLINARO»


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L'OSSERVATORE ROMANO, le 25 octobre 2001


Notification de l’Évêché de Sora-Aquino-Pontecorvo


Le dimanche 16 septembre 2001, à l'occasion de la Visite pastorale de Sa Sainteté Jean-Paul II à la ville de Frosinone, pendant la célébration de la Sainte Messe, les fidèles présents et ceux qui ont suivi l’événement en direct à la télévision, ont pu constater la présence de quelques dizaines de dévots du soi-disant Enfant Jésus de Gallinaro parmi les fidèles. Leur présence était surtout soulignée par la présence d’une banderole avec une invitation au Pape de se rendre en visite au prétendu «sanctuaire» de Gallinaro, ainsi que par de nombreux étendards exposés pendant toute la célébration. Plusieurs d’entre eux, avec l’image de l’Enfant Jésus, reprenaient aussi des inscriptions indiquant la «nouvelle Jérusalem» de Gallinaro.
De nombreux Pasteurs et fidèles, soit des diocèses limitrophes, soit de circonscriptions ecclésiastiques d’autres régions italiennes, se sont donc adressés aux différents bureaux de cet Évêché diocésain pour manifester leur perplexité ainsi que leur sérieuse contrariété.

Le même évêque de Frosinone, le vendredi suivant, 21 septembre, déclarait publiquement que cette manifestation, qui a été faite en contradiction évidente avec les directives pastorales de ce diocèse, est “plus une manifestation de force, qu'une adhésion humble à la foi chrétienne” (voir
La Provincia, 22/9/2001).

Pourtant, en réponse aux nombreuses questions qui nous sont parvenues, émanant de nombreux fidèles et de plusieurs instances, en ce qui concerne la compétence de cet Évêché, nous vous informons que :

1. Dans la localité de Gallinaro (FR), appelée «Enfant Jésus», dans le territoire de ce diocèse – suite à de prétendues apparitions —, on assiste depuis quelques années à un flux de pèlerins de plus en plus nombreux venant de différentes régions d’Italie. C’est un lieu de prière et plusieurs affirment que leur vie a changé, qu'ils y ont trouvé la paix du cœur et du réconfort dans le climat d’égarement et de confusion de notre temps, et avoir reçu des grâces particulières, grâces non seulement pour l’esprit mais aussi pour le corps.

On précise toutefois qu’aucune approbation explicite légitime n’a jamais été donnée par l'Autorité ecclésiastique compétente à des faits que l'on tente de présenter comme étant «extraordinaires» ou «surnaturels», alors qu’ils ne le sont pas ni par leur origine, ni par leur nature, ni par leur contenu (voir Bulletin Officiel du Diocèse de Sora-Aquino-Pontecorvo, janvier-juin 1992). Ceci est valable aussi en ce qui concerne les prétendues guérisons qu’on affirme avoir reçues en ce lieu, car elles n’ont ni été prouvées scientifiquement ni jamais présentées et soumises à l’examen des Organismes compétents.

2. Le «phénomène» fait depuis longtemps l'objet d’observations attentives et de discernement de la part de l’Autorité ecclésiastique diocésaine, de par le fait également qu'il expose les personnes à des risques d’un certain fanatisme religieux et de «contaminations» en opposition avec la doctrine catholique et parfois aussi avec une expérience authentique de foi.
C'est dans cette perspective que se situe la charge conférée par l’évêque du diocèse, dans le passé et actuellement, à certaines personnes ecclésiastiques et laïques, pour évaluer les faits de plus près, accompagner et éduquer les pèlerins dans la foi et la prière, prévenir et corriger d'éventuelles déviations et abus. Cela ne peut toutefois en aucun cas être interprété comme un geste d’«approbation» de la part de l’Autorité ecclésiastique.

3. Plus récemment, et à la suite également d’une visite pastorale faite à Gallinaro au printemps 1997, l’évêque a réitéré les indications pastorales susmentionnées (voir Avvenire 13/7/1997). Dans la correspondance avec les personnes concernées, il a ultérieurement précisé
— la petite chapelle édifiée à Gallinaro ne convient pas pour les célébrations liturgiques, lesquelles y sont interdites;
— la dénomination «nouvelle Jérusalem» donnée à ce lieu est doctrinalement inacceptable, car en opposition avec les données de la Révélation, et est pastoralement inquiétante par son contenu millénariste;
— les «messages» que l’on y diffuse ne peuvent pas être considérés comme des «révélations divines», mais comme de simples «méditations personnelles»;
— le livret de prière que l’on distribue à certains pèlerins n’est pas conforme aux normes canoniques et liturgiques en vigueur, et ne peut, pour ces raisons, pas être diffusé;
— les soi-disants «groupes de prière» de l’Enfant Jésus sont nés par initiative privée et n’ont donc aucune approbation canonique.

4. Enfin, en ce qui concerne la construction proposée de la soi-disant «Maison Serena de l’Enfant Jésus » à Gallinaro, ainsi que la constitution selon la loi civile d’Association sans but lucratif destinée à ce but, le diocèse de Sora-Aquino-Pontecorvo a déclaré en son temps (voir
Comunicato stampa du 17/3/2001) qu'elle est totalement étrangère aux initiatives susmentionnées, ainsi qu'à la récolte de fonds qu’on avait déjà commencée entretemps. Dans la même communication, on rappelait aux fidèles que, d’après la loi italienne en vigueur (voir Loi 289-24/11/1981), l’organisation chargée de recueillir des fonds pour le culte est soumise à l’approbation de l’autorité ecclésiastique compétente. Or, le diocèse de Sora-Aquino-Pontecorvo n’a jamais rien autorisé en faveur de Gallinaro.
Notre évêque nous rappelle (voir
Avvenire, 13/7/1997) : «Il appartient à ceux que l’Esprit a mis dans l’Église de guider le peuple de Dieu (voir Actes 20,24), et de faire le difficile travail de discernement des signes des temps avec deux soucis fondamentaux : ne pas éteindre l’Esprit qui agit dans les personnes et rempli l’univers, et en même temps, purifier les manifestations de la vie religieuse du peuple de Dieu de tout ce qui peut obscurcir les valeurs authentiques de l’Évangile et compromettre le chemin spirituel des personnes et de la communauté ecclésiale, de manière à ce que tout se déroule avec dignité et ordre (voir 1 Cor 14, 40)».

Sora, 9 octobre — Dédicace de l’église Cathédrale

Les Vicaires Généraux

BRUNO ANTONELLIS
LUIGI CASATELLI





INFORMATIONS

DIOCESI DI SORA
http://www.diocesisora.it/
tél. + 39 07 76 83 10 82
email: diocesisora@libero.it


TEXTE ITALIEN

L'OSSERVATORE ROMANO
25 ottobre 2001


Notificazione della Curia Vescovile di Sora-Aquino-Pontecorvo


Domenica 16 settembre 2001, in occasione della Visita pastorale di Sua Santità Giovanni Paolo II alla Città di Frosinone, durante la celebrazione della Santa Messa, i fedeli presenti e quelli che hanno seguito l’avvenimento grazie alla diretta televisiva, hanno potuto constatare la presenza tra i fedeli di alcune decine di devoti del cosiddetto «Gesù Bambino di Gallinaro». La loro presenza era oltremodo resa evidente sia da uno striscione contenente un invito al Sommo Pontefice di recarsi in visita al presunto «santuario» di Gallinaro, sia dai numerosi stendardi esposti durante tutta la celebrazione. Molti di essi, insieme all’immagine del Bambinello, contenevano anche scritte indicanti la «nuova Gerusalemme» di Gallinaro.
Numerosi Pastori e fedeli, sia delle diocesi limitrofe sia di circoscrizioni ecclesiastiche di altre regioni italiane, si sono dunque rivolti ai diversi uffici di questa Curia diocesana per manifestare alcune perplessità non disgiunte, spesso, da un loro serio disappunto. Lo stesso Ordinario diocesano di Frosinone, il successivo venerdì 21 settembre, dichiarava pubblicamente di ritenere l’episodio, posto in essere in palese contraddizione con le direttive pastorali della nostra Diocesi, «una manifestazione più di forza che di umile adesione alla fede cristiana» (cfr
La Provincia, 22-9-2001).
Pertanto, rispondendo ai numerosi quesiti che le sono stati posti da molti fedeli e da varie istanze, per quanto di sua competenza, Questa Curia Vescovile rende noto:
1. In località Gallinaro (FR) denominata «Gesù Bambino», nel territorio di questa Diocesi — in seguito a presunte apparizioni — affluiscono da alcuni anni pellegrini sempre più numerosi da diverse regioni d’Italia. È luogo di preghiera e molti affermano di aver cambiato vita e di trovarvi pace interiore e conforto nel clima di smarrimento e di confusione di questo nostro tempo e di aver ottenuto speciali grazie non solo nello spirito ma anche nel corpo.
Si precisa tuttavia che nessuna esplicita ed autorevole approvazione è mai stata data dalla competente Autorità ecclesiastica a fatti che tendono a presentarsi come «straordinari» o «soprannaturali», mentre non risultano tali né per origine, né per natura, né per contenuto (cfr Bollettino Ufficiale della Diocesi di Sora-Aquino-Pontecorvo, gennaio-giugno 1992). Ciò vale anche per affermate guarigioni che si dicono colà avvenute, in quanto non provate scientificamente e mai presentate e sottoposte ad esame degli Organi competenti.
2. Il «fenomeno» è da tempo oggetto di attenta vigilanza e di discernimento da parte dell’Autorità ecclesiastica diocesana, anche per il fatto di essere esposto ai rischi di un certo fanatismo religioso e di «contaminazioni» in contrasto con la dottrina cattolica e talora anche con una autentica esperienza di fede.
In questa prospettiva si colloca l’incarico conferito in passato e al presente, dall’Ordinario diocesano, ad alcune persone ecclesiastiche e laiche, al fine di valutare da vicino i fatti, di accompagnare ed educare alla fede e alla preghiera i pellegrini, di prevenire e correggere eventuali deviazioni e abusi. Ciò tuttavia non può essere interpretato in alcun modo come gesto di «approvazione» da parte dell’Autorità ecclesiastica.
3. In tempi più recenti, anche in seguito ad una visita pastorale compiuta a Gallinaro nella primavera del 1997, il Vescovo ha reiterato le indicazioni pastorali sopraindicate (cfr Avvenire 13-7-1997) e nella corrispondenza con le persone interessate ha ulteriormente precisato:
— la cappellina edificata in Gallinaro non è idonea alle celebrazioni liturgiche le quali, pertanto, vi sono vietate;
— la denominazione «nuova Gerusalemme» data al luogo è dottrinalmente inaccettabile, perché in contrasto con i dati della Rivelazione, e pastoralmente inquietante per il suo contenuto millenaristico;
— i «messaggi» diffusi non possono essere considerati «rivelazioni divine», ma semplici «meditazioni personali»;
— il libretto di preghiera che viene distribuito ad alcuni pellegrini non è conforme alle vigenti norme canoniche e liturgiche e, come tale, non può essere diffuso;
— i cosiddetti «gruppi di preghiera» di Gesù Bambino sono sorti per iniziativa privata e quindi non hanno alcun riconoscimento canonico.
4. In merito, poi, alla ventilata costruzione della cosiddetta «Casa Serena del Bambino Gesù» in Gallinaro, e alla costituzione nell’ordinamento civile di un’associazione Onlus a tal fine destinata, la Diocesi di Sora-Aquino-Pontecorvo ha a suo tempo (cfr
Comunicato stampa del 17-3-2001) precisato la sua estraneità sia alle suddette iniziative sia alla raccolta di fondi che era stata nel frattempo iniziata. Nello stesso comunicato stampa veniva ricordato ai fedeli che, secondo la normativa italiana vigente (cfr Legge 289/24-11-1981), l’organizzazione di raccolte di fondi a scopo di culto è soggetta all’approvazione da parte della competente autorità ecclesiastica. E la Diocesi di Sora-Aquino-Pontecorvo non ha mai autorizzato alcunché in favore di Gallinaro.
Ci ricorda il nostro Vescovo (cfr
Avvenire, 13-7-1997): «Spetta a coloro che lo Spirito ha posto nella Chiesa a guidare il popolo di Dio (cfr Atti 20,24) il difficile compito di discernere i segni dei tempi con due fondamentali preoccupazioni: quella di non estinguere lo Spirito che agisce nelle persone e riempie l’universo e, nello stesso tempo, di purificare le manifestazioni della vita religiosa del popolo di Dio da tutto ciò che può oscurare gli autentici valori del Vangelo e compromette il cammino spirituale delle persone e della comunità ecclesiale; in modo che tutto avvenga con decoro e con ordine (cfr 1 Cor 14, 40)».

Sora, 9 ottobre
Dedicazione della chiesa Cattedrale

I Vicari generali

BRUNO ANTONELLIS
LUIGI CASATELLI





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